Adaptation de la série de mangas de Shin’ichi Ishizuka publiée en France en 2018, Blue Giant suit un jeune japonais qui débarque à Tokyo avec le rêve de devenir le plus grand des saxophoniste ténors. Autodidacte, il rencontre un virtuose du piano. Avec une pièce rapportée inattendue, il vont former un trio de jazz atypique et audacieux. Mais difficile de se faire connaître dans la capitale japonaise, d’autant plus lorsqu’on fait du Jazz.
Le film de Yuzuru Tachikawa donne d’abord l’impression de cumuler les lieux communs de ce type d’histoires. Mais l’apparente simplicité de son intrigue nous embarque sans qu’on s’en rende compte pour ne plus nous lâcher par la suite. A travers trois portraits de musiciens aussi différents que complémentaires, il raconte le travail acharné pour maîtriser un instrument, l’excitation des premiers concerts, la complicité construite sur des mois nécessaires à de bonnes impros…et surtout l’amour du jazz.
Les possibilités de l’animation de marient au son des instruments avec une telle justesse qu’on attend avec empressement chacune des prestations scéniques du groupe, jusqu’à un bouquet final tout aussi définitif – pour des raisons différentes – que celui du Whiplash de Damien Chazelle. Blue Giant est un film traversé par une énergie positive galvanisante et communicative. A dévorer jusqu’au post-générique qui semble annoncer l’adaptation de la deuxième série de mangas se déroulant en Europe : Blue Giant Supreme.

Sortie en salles le 6 mars 2024
