Il y’a deux ans et quelques mois, l’éditeur Aardvark (Kaiju, envahisseurs et Apocalypse, Les Diables, Coulisses d’un film maudit) lançait un financement participatif sur Ulule pour un projet de livre sur le cinéma australien. Nous rappelions lors de la venue de l’australien Peter Weir en France que même un réalisateur aussi renommé que lui n’avait pas eu les honneurs d’une publication française à ce jour. Le terrain était tout aussi vide dans nos contrées sur le cinéma des Aussies. Un cinéma qui exista très tôt, puis disparut sous la masse des productions internationales avant de renaître au tournant des années 70 avec des cargaisons de films singuliers et inimitables. Le vide est maintenant rempli avec la sortie de l’objet promis, un splendide ouvrage de 505 pages (index non compris) qui s’est fixé pour objectif de parcourir le cinéma australien dans l’ordre chronologique, de la naissance de sa Nouvelle Vague via des coproductions d’estime comme Walkabout ou Wake in Fright aux productions d’aujourd’hui, en passant par les Mad Max ou le courant « Ozploitation » qui pava les années 70 et 80.
Dans une maquette impeccable et un moyen format facile à emporter – mais suffisamment grand pour mettre en valeur les affiches – chaque film important y’est chroniqué et contextualisé. On y retrouve des interviews des réalisateurs qui ont laissé leur marque (Peter Weir, Bruce Beresford, Philip Noyce, Gillian Armstrong, Rolf de Heer, Fred Shepisi…), d’acteurs (Le grand David Gulpilil) et des portraits disséminés au fil des chapitres. Down Under Moviez – Cinq décennies de cinéma australien ne cherche pas à être totalement exhaustif. Il couvre cependant l’essentiel de la production locale et peut se lire comme un livre-découverte : pas forcément d’une traîte, mais qui permet d’y revenir de temps à autre. En somme, une petite bible bien fournie qui vous offrira de belles heures de dépaysement. On ne saurait trop remercier les auteurs et l’éditeur Aardvark qui ont persévéré dans la construction de l’ouvrage malgré les bas que connaît l’édition papier qui menaçaient cette belle entreprise. Beaucoup auraient laissé à l’abandon le projet et ses contributeurs. Ici, notre patience à été récompensée.

Voilà qui m’intéresse au plus haut point ! En effet, trop peu de littérature à propos d’un continent de cinéma passionnant, emmené par une figure majeure. A quand une étude sur les films de Peter Weir ?
Merci pour ce chouette article.
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