David Koepp, un des scénaristes les plus courus des années 90 et 2000 (Les trois premiers Jurassic Park, Spiderman, la Guerre des Mondes) s’est récemment rappelé à notre bon souvenir en signant les deux derniers Steven Soderbergh et un retour chez les dinos avec Jurassic World : Renaissance, un des gros succès de 2025. Cela lui a valu le droit de scénariser le prochain film de S-F de Steven Spielberg, Disclosure Day, et surtout d’adapter son propre roman Cold Storage paru en 2019. Le film a été présenté hors compétition à ce festival de Gérardmer 2026, sûrement le meilleur contexte pour découvrir un bon film d’action fantastico-gore qui sait mener son intrigue sans se prendre trop la tête, avec du rythme, une bande son qui réveille et une bonne dose de fun.

Un champignon parasite venu de l’espace cause la mort d’une scientifique. Un échantillon de la découverte est scellé et enfermé par le gouvernement dans une chambre froide d’une base militaire, reconvertie plus tard en entrepôt de stockage. Dix ans plus tard, la hausse des températures conduit le micro-organisme à se développer à vitesse rampante. Manque de chance, les évènements se produisent durant la garde de Travis « Teacake » et de Naomi. C’est la mauvaise nuit garantie. Heureusement, les deux employés finissent par obtenir un contact avec Robert Quinn (Liam Neeson), ex agent expert en bioterrorisme qui a été en contact avec le virus par le passé, et qui est prêt à tout pour prévenir une catastrophe mondiale.
Hé non, Cold Storage n’est pas « le nouveau film d’action de Liam Neeson » car son personnage a des problèmes de dos. Il délèguera donc le boulot à la nouvelle génération composée de la sympathique Georgina Campbell (Barbares de Zach Cregger) et du non moins engageant Joe Kerry, « Steve » de Stranger Things, pour se contenter de cabotiner de temps à autre (mais toujours avec charisme) puisqu’il a acquis ses galons de comique avec la suite des« Y’a t’il un flic… ». Vanessa Redgrave (The Devils) viendra aussi passer un coucou dans le rôle d’une vieille femme décidée à en finir. Cold Storage gère plutôt bien sa menace imminente en quasi huis-clos et la double relation entre les deux collègues et celle entre le Neeson et son contact dans l’armée apportent un peu de piment à l’intrigue. Généreux en gore multicolore et SFX, le film de Jonny Campbell arrive aussi à bien mettre en valeur les situations insolites qui résultent de la contamination. Les amateurs de séries B pas trop exigeantes, mais qui tiennent leurs promesses, pourront le voir à sa sortie en salles le 18 février prochain.
