Gérardmer 2026 – The Thing with Feathers

Adapté du roman Grief is the thing with feathers du britannique Max Porter, The Thing With Feathers offre un point de vue sensible sur le deuil et sur les façons de le sublimer par l’art. Un père de famille dessinateur doit composer avec la mort de sa femme. Il tente d’abord de compenser son absence auprès de leurs deux garçons, mais la douleur de sa perte finit par le submerger. Un corbeau géant qu’il a dessiné prend alors vie pour venir le visiter et se moquer de lui. Ses deux fils qui voyaient en lui un roc le voient basculer progressivement vers le chaos. Mais ils finissent par se familiariser avec l’oiseau de mauvais augure qui prend de plus en plus de place dans le foyer, jusqu’à devenir un quatrième membre de la famille.

Sous l’influence lointaine du poème Le Corbeau d’Edgar Alan Poe, The Thing with Feathers du novice Dylan Southern est une expérience intimiste à vivre seul dans une salle de cinéma. Ce n’est pas pour rien qu’il a fait ses premiers pas au festival de Sundance, berceau du film indépendant. Vu dans les bonnes conditions, il saura toucher plus que de raison toute personne affectée par une perte. Tour à tour naturaliste, mélancolique et mêlé de poésie noire, il enveloppe son personnage blessé avec empathie. Co-producteur du film, Benedict Cumberbatch est royal dans le rôle principal. Il confère à son personnage une réalité dans la stature qui se fissure progressivement. A ses côtés, un couple de jeunes gamins d’un naturel qui fait du bien (Richard et Henry Boxall) et une créature mémorable incarnée par la voix bien reconnaissable de de David Thewlis (. Le climax de ce triste voyage est une séquence horrifique qui intervient sur la fin qui saura prendre aux tripes comme il faut. Au final un film singulier aurait mérité une petite distinction et qui mériterait une petite sortie en salles dans nos contrées.

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