Judith est médecin urgentiste à Berlin. Mais tout va changer dans sa vie lorsqu’elle devient l’héritière d’un domaine appartenant à sa famille qui l’a abandonnée lorsqu’elle était enfant. Avec son copain Ryan, elle rejoint la bourgade avec pour but de revendre la maison. Mais les villageoises en ont décidé autrement. Elles se montrent pressantes pour que Judith et Ryan restent et interrogent le couple sur leur envie d’enfanter. Devant l’impossibilité d’obtenir des informations sur ce qui est arrivé à sa mère biologique et qui a mené à son abandon, Judith décide de mener sa propre enquête. Elle ne se doute pas encore que la machine est lancée pour qu’elle connaisse un destin similaire.

En 2007, Andreas Prochaska présentait Trois jours à vivre (In drei Tage bist du tot) au festival international du film fantastique de Gérardmer, un slasher moyen dont la principale originalité était de situer l’action en Autriche. Dix neuf ans plus tard, il revient dans les Vosges avec ce Welcome Home Baby, qui importe au sein de sa belle Autriche un mélange de folk horror et de Rosemary’s Baby qui ne brille pas non plus par son envie de se démarquer du tout venant. Le réalisateur prend tous les chemins balisés du thriller horrifique. Il installe une atmosphère vaguement oppressante et une présence inquiétante qu’il fait courrir sur la longueur, prenant bien trop son temps pour dérouler des évènements prévisibles. A force de devancer l’intrigue, l’ennui guette et ce désintérêt rampant arrive au détriment d’un final qui relève un peu le niveau. Welcome Home Baby met trop de temps à dévoiler son fantastique, si bien que lorsqu’il s’y met franchement, il est déjà trop tard. On pourra sauver quelques plans bien composés qui impriment la rétine et l’interprétation inquiétante des doyennes de la bourgade.
