Bien aidé par des acteurs qui forcent à l’identification, des personnages décrits comme équilibrés et dont la souffrance est légitime, Rob Williams ne déconsidère aucun des points de vue de ses personnages. Il peut ainsi sortir le spectateur de sa zone de confort manichéenne et l’interroger sur son rapport à ce système à mesure que son empathie fluctue de l’un à l’autre.
Typhoon-颱風
Typhoon est un peu une pièce de Tenessee Williams qui n'explose jamais vraiment, un film noir constamment en devenir qui se termine sur une rédemption sans même avoir été bien loin dans le péché. Il laisse pourtant un souvenir amusé de par l'implication des acteurs.
Le Fantôme du Moulin-Rouge
Le scénario de ce fantôme du Moulin Rouge est très riche, comportant quatre actes qui pourraient constituer quatre films différents. Le tout s'enchaîne avec une telle fluidité qu'on en vient à regretter que les genres ne puissent plus cohabiter aussi sainement dans les films français actuels.
The Highwaymen
Scénariste d'Un monde parfait, Hancock pouvait marcher de nouveau dans les pas de Clint Eastwood. Et voilà qu'il livre une illustration sans souffle et dénuée de progression dramatique de la poursuite de Bonnie & Clyde.
Compañeros – La noche de 12 años
Compañeros donne à vivre plus qu'il ne les raconte les douze années de captivité de trois grandes figures de l'Uruguay. On peut être rebuté par la sécheresse du film, mais elle balance avec la sortie finale, progressive, éclatante dans un climax plein de lumière.
The Unthinkable – Den blomstertid nu kommer
The Unthinkable réussit là où Roland Emmerich a souvent échoué, dans cette collusion entre le drame familial et le spectacle du film catastrophe, chacun se nourrissant mutuellement via des scènes émouvantes, le plus souvent amères, car témoin du pessimisme de leur temps.


