Hill Street Blues / Capitaine Furillo – Saison 3

Lorsque sa saison 3 démarre le 30 septembre 1982, Hill Street Blues est devenue une locomotive pour NBC. Elle accompagne dans son créneau du jeudi soir le retour de la série Taxi (annulée la même année par ABC) et deux nouvelles séries de qualité, Cheers et Fame.  Le tout est packagé sous le label « must see TV », la TV qu’il ne faut pas louper. Un mois plus tard, les mardi soir de NBC se gonfleraient de la diffusion de St Elsewhere, série médicale qui s’appuierait sur les acquis scénaristiques et de réalisation du commissariat de Hill Street pour pousser l’audace encore plus loin.

La saison 3 de Hill Street Blues ne comporte pas de pics saillants, ni d’épisode faible. Elle est d’une régularité de métronome dans la qualité sur chacun de ses 22 épisodes. La série a installé sa formule comme un rendez-vous. Les intrigues multiples explorant la vie des personnages, le refus des happy end et la réalisation énergique qui pouvaient d(étonner) sur les deux premières saisons sont adoptées comme un standard. La formule est gagnante car la série vit son âge d’or côté audimat. Elle monte de la 28ème à la 21ème place sur le classement des séries américaines de la saison 1982-1983 et atteint ainsi le pic de son histoire.

Si le socle est routinier, les scénaristes ne se reposent pas pour autant sur leurs lauriers. Ils restent suffisamment agiles pour surprendre, pour mettre en danger les personnages, pour leur donner des occasions d’exprimer leur individualité et imposer des ruptures brutales dans le continuum. Les arcs sur 3-4 épisodes se poursuivent. Le triptyque Moon Over Uranus (3-14 à 16) qui développe plusieurs intrigues sur trois épisodes (un vrai petit film…) en est un bon exemple, mais il n’est pas une exception. Les scénaristes ont pris l’habitude dans la saison 2 de faire s’entremêler certaines des intrigues en cours. Ils poursuivront ici avec encore plus de fluidité (ex : l’utilisation du robot T4 4600 dans la prise d’otage de la fin de la saison).

Suite au départ de Michael Kozoll à la fin de la saison 2, l’équipe de production se renouvelle. Anthony Yerkovich prend du galon auprès de Steven Bochco et Gregory Hoblit, mais il ne restera qu’un an à ce poste puisqu’il quittera aussi la série l’année suivante pour rejoindre Michael Mann sur Miami Vice. Ce début de saison 3 marque aussi l’arrivée de David Milch comme producteur exécutif. Il démarre fort en scénarisant entièrement le premier épisode de la saison, Trial By Fury. Quelques années plus tard, Milch deviendrait le co-créateur de NYPD Blue avec Steven Bochco. Ils y retrouveraient les acteurs Dennis Franz – qui fait une apparition remarquée cette saison dans le rôle du détective Sal Benedetto – et David Caruso, une tête bien connue du gang des irlandais. Un certain Mark Frost fait aussi son entrée dans l’équipe des scénaristes à partir de Requiem for a Hairbag (3.08). Il ferait ses armes sur Hill Street Blues (voir vidéo en fin d’article), puis il rejoindrait David Lynch pour créer Twin Peaks. Le reste est entré dans l’Histoire…

Anthony Yerkovitch, David Milch et Mark Frost

Furillo brûle t’il ?

Trial By Fury (3.01) donne le « la » du Frank Furillo de la saison 3 dans une relecture inspirée du Furie de Fritz Lang. Suite au viol et meurtre d’une nonne dans une Eglise, deux suspects sont arrêtés, mais il n’y a pas aucune preuve pour les inculper. Furillo propose alors de les faire juger pour délits mineurs et de les faire libérer. Ils seront alors à la merci de la colère du peuple. La méthode fonctionne car les coupables avouent pour échapper à la vindicte populaire, mais Davenport est furieuse. A la fin de l’épisode, Furillo se confesse. Il admet avoir commis une faute en manipulant la justice à ses fins. On avait vu le capitaine Furillo perdre son calme devant le grand jury dans la saison 2, mais encore jamais adopter une position discutable. Ce revers est remarquablement bien géré car il démontre la difficulté pour tout policier de ne pas sombrer avec sa vision de la justice. En clair, personne n’est infaillible, et la position la plus saine est de le reconnaître.

Dans sa position, Frank Furillo ne peut plus échapper au politique, et il apprend. Les scénaristes construisent habilement son évolution, sans attenter aux fondamentaux du personnage qui reste un roc moral pour ses équipes au sein d’un jeu politique grossier. Dans cette saison 3, il défie le Chef Daniels sur son terrain pour conserver Goldblume (3.04), il manœuvre habilement pour sauver son homologue le capitaine Fuchs qui devait servir de bouc-émissaire (3-08), il conseille fermement mais amicalement le coroner Nydorf dans sa descente aux enfers (3-11) et il s’oppose au Chef Daniels dans une descente de police médiatique chez les dealers qui bafoue les droits des citoyens de la ville (3.15).

La vie personnelle du capitaine le fait aussi sortir de son calme légendaire. En début de saison, il met les points sur les « i » avec Fay pour qu’elle ne vienne plus l’importuner pendant son travail. Cela n’empêchera pas l’ex-femme de trouver tout prétexte pour reprendre ses visites (dont un poste de journaliste criminel…) et l’ex-mari d’accueillir tout aussi patiemment ses aventures et ses inquiétudes. Mais le divorce avec la mère de son fils est consommé cette année car Faye deviendra la mère d’un autre enfant et – à l’issue d’une intrigue qui met en danger leur couple – Furillo et Davenport se marient en secret lors d’une pause déjeuner (3.19). Les scénaristes prennent une nouvelle fois à revers leur public en dédramatisant à l’extrême un évènement qui aurait pu être le climax de la saison. L’important n’est pas l’évènement, mais le chemin qui a conduit à ce mariage. Lors de cette crise de leur couple, Daniel J .Travanti et Veronica Hamel apportent de belles nuances à leur jeu. Celle qui incarne Joyce Davenport avec autant de prestance et de charisme n’a pas été mise suffisamment en avant durant cette saison, mais quand les projecteurs vont sur elle, il lui suffit toujours d’une scène pour qu’elle s’accapare l’attention.

Bad Cops

Dans la saison 2, la lutte contre la corruption était présentée comme un levier de carrière pour les politiques. Cette saison 3 reprend le flambeau sur ce thème de façon brutale lorsque Furillo se retrouve à juger un de ses pairs pour un défaut d’autorité qui a mené son commissariat à se noyer dans la corruption (3.02). Brisé, l’homme fait une apparition brutale aux 25 ans de service du chef Daniels où il dénonce la corruption généralisée – notamment à Hill Street – et son rôle de bouc-émissaire pour noyer le poisson, puis il retourne chez lui se suicide. A l’issue de ses révélations, une enquête est menée contre Henry Goldblume qui aurait hébergé chez lui une prostituée. Goldblume est innocenté car ses intentions étaient bonnes, mais la réalité de la corruption policière au tournant des 80’s imprègnera entièrement cette saison.

Robert Davi en agent des stups un peu trop infiltré

Une autre affaire vise le capitaine Fuchs des narcotiques suite au meurtre d’un de ses agents sous couverture. Abattu sauvagement suite à une altercation avec J.D LaRue, Stan Mitzell (Robert « Showgirls, Profiler » Davi) laisse derrière lui un paquet de casseroles qui pourraient compromettre tout le district. Un peu plus tard, le Détective Salvatore Benedetto (Dennis Frantz) fait une entrée remarquée en tabassant Renko alors qu’il est placardisé aux contraventions. Il reviendra un peu plus tard en équipier de Washington pour quelques épisodes qui exposeront au grand jour la corruption ordinaire du détective. Dennis Franz fera forte impression dans le rôle, au point de revenir plus tard sous le blason du lieutenant Norman Buntz.

Sal Benedetto (Dennis Frantz), un type pas très fréquentable

Dans cet univers où un faux pas peut amener à un engrenage pervers, les bleus de Hill Street tiennent bon, mais ce n’est pas la tentation qui manque. Coley et Lyle, deux flics qui semblaient être de nouveaux réguliers de la série sont arrêtés par J.D et Washington pour trafic (3.04). Bien plus tard, dans un contexte financier difficile pour Hill Street, Renko et Hill découvrent une forte somme d’argent dans la rue et sont tentés de la garder pour eux. Mais suite à une série d’aventures, Renko finira par la restituer (3.21). Pour nos bleus du générique, l’honneur est encore sauve !

Mais toute cette corruption policière n’est que l’antichambre du jeu politique qui se joue à plus haut niveau. Dans les apparitions du chef Daniels et de son rival à la Mairie, le conseiller Detweiler – alcoolique patenté – le grotesque est toujours de mise et il a un peu l’humour du désespoir. Pic de cette foire au grotesque : Au milieu d’une criminalité qui ne baisse pas, le commissariat se trouvera sur le pied de guerre pendant plusieurs épisodes pour retrouver le chien perdu de la femme du Sénateur.

Les lieutenants et le gardien

Le middle management du commissariat de Hill Street est toujours là pour veiller à l’ordre, et dans le chaos des lieux, leur quotidien n’est pas un long fleuve tranquille.

Henry Goldblume est toujours une version plus jeune de Furillo, un idéaliste qui rendrait son badge pour défendre ses convictions. Mais un divorce et une moustache plus tard, il a pris du galon et devient enfin lieutenant au cours de cette saison. Dans le triple épisode Moon Over Uranus, il fait face à une des plus grandes frustrations de sa carrière lorsqu’une femme qu’il voulait protéger se fait abattre par l’homme qui la violentait (incarné par le tout jeune William Forsythe) après que celui-ci ait été libéré par le juge. Il perdra aussi un homme atteint de personnalités multiples qui a fait exploser les toilettes du commissariat, un second rôle marquant de cette saison qui révèle Jonathan Banks, le futur Mike Ehrmantraut de Breaking Bad. Goldblume fait toujours figure d’électron libre dans un univers cynique, une position qu’il ne pourrait tenir sans la présence de Furillo aux commandes.

Trois décennies avant Split, Jonathan Banks jongle avec les identités

Cette saison se permet enfin de mettre en avant la parole du lieutenant Ray Calletano (René Enriquez), qui sort régulièrement de son rôle de grincheux sympathique. Lorsqu’il est nommé officier de l’année, il rend un discours amer où il pointe le racisme systémique du département de police (3.05). Mais le bon élève du commissariat est surtout confronté à Goldblume lorsque celui-ci devient lieutenant, et de fait à un grade supérieur. Calletano remet en cause la proximité entre Goldblume et Furillo et déplore son manque de chance de parvenir au grade de capitaine malgré son travail exemplaire. Ces coups d’éclat ne se font pas sans humour, et le personnage reste une béquille de détente pour les scénaristes, mais il devient un peu moins unidimensionnel. C’est aussi le chemin que prend le lieutenant Howard Hunter (James B. Sikking), qui connaît cette année-là quelques aventures qui viennent donner un poil plus d’épaisseur à son personnage de républicain dingue des armes. Il enchaînera une relation plutôt longue avec une infirmière et une amourette prometteuse avec une masseuse Viet-Namienne. Ces deux interludes mettent la lumière sur son passé à la guerre du Viet-Nam et laissent quelques portes ouvertes pour développer le personnage sur les saisons suivantes.

Dans les huit premiers épisodes de la saison, le Sergeant Phil Esterhaus n’est présent que pour les roll calls, ces interventions matinales qui ouvrent chaque épisode, car il est occupé à entraîner des cadets hors du commissariat. L’acteur Michael Conrad n’est alors pas en état de jouer plus car il se bat contre un cancer. Il perdra son combat l’année suivante, mais nous avons encore le plaisir de l’acteur aux affaires du commissariat sur les deux autres tiers de la saison, entre tensions avec la sulfureuse Grace et oreille attentive pour les bleus et ses collègues. Esterhaus est toujours un personnage lumineux, un vecteur de sérénité dont on guette chacune des interventions et surtout, la règle d’or de chaque fin de roll call

La déveine des débutants

Hill Street Blues ne s’est pas facilité la tâche en n’introduisant pas dès son pilote un rookie, un débutant auquel les spectateurs peuvent s’identifier. La pratique – déjà présente – se développerait plus dans les années 90’s (le Dr. Carter dans Urgences, Tim Bayliss dans Homicide, Scully dans X Files). Il aura fallu attendre cette saison 3 pour assister aux premières armes d’une poignée de bleus. Des premières armes difficiles qui mettent à jour un écrémage plutôt impitoyable. Sur le lot introduit lors de l’épisode a Hair of the Dog (3.09), deux vont être très vite évincés. Après trois épisodes avec des équipiers différents, l’officier Crawford (Franklyn Seales) décide de quitter la police (3.11). La sortie sera plus brutale pour l’officier Dorsey (Peter Lownds) lorsqu’il est tué lors d’une mission sous couverture deux épisodes plus tard. Sa sortie sera d’autant plus brutale qu’elle ne sera pas suivi de beaucoup de bruit. Dans un contexte où la mort côtoie le quotidien, la série a fait son habitude de dédramatiser le drame.

C’est l’élément féminin du groupe, l’officier Robin Tattaglia (Lisa Sutton) qui parviendra à exister le plus sur cette saison. Traumatisée par le meurtre de son coéquipier, elle se rapproche de Belker et accompagne le quotidien des bleus jusqu’à son transfert dans un autre commissariat (3.19). Une décision étonnante car nous aurions bien vu ce personnage fort et attachant intégrer le générique pour porter main forte à Lucy Bates, la seule femme du groupe. Bien heureusement, nous n’avons pas fini de voir l’officier l’officier Tattaglia dans Hill Street Blues

Les infiltrés

Dans cette troisième saison de Hill Street Blues, les spécialistes des missions d’infiltration prennent aussi de l’épaisseur.

Le Sergent Mike Belker est toujours la star du commissariat avec ses missions invraisemblables et sa dégaine inimitable. Comme sur la saison 2, la tentation est d’abord de continuer à l’affubler de sidekicks. Au début de la saison, un acteur célèbre en recherche pour un rôle s’entiche du détective et il le prend pour modèle. Ce mimétisme aura des conséquences funestes (3.04). Entre temps, il a fait la connaissance d’Eddie Gregg, un jeune prostitué homosexuel auquel il s’attache et qui sera son indic pendant un temps court. Inconstant, Gregg met sa vie en danger et il devra quitter la ville (3.11).

Suite à cette aventure, la dimension comique de Belker devient moins évidente. Les scénaristes le rapprochent de l’officier Robin Tataglia avec une grande finesse, rappelant que sous ses dehors féroces, Belker est un homme décent, intelligent et très solitaire. En compagnie de Lisa Sutton, Bruce Weitz trouve matière à puiser dans ces autres facettes du personnage. Il saura aussi le faire à mesure qu’il fait équipe avec d’autres détectives (il sera le coéquipier de J.D sur la fin de la saison). A l’instar de Renko en saison 2, Belker devra faire face à la mort de son père, que Furillo lui annonce alors qu’il termine une mission sous couverture. Il gèrera ce deuil à sa façon, comme l’électron libre qu’il est.

Les coéquipiers J.D La Rue et Neil Washington se disputent quand à eux un poste aux Bahamas qu’aucun des deux n’aura finalement. Sorti de l’enfer de l’alcoolisme, J.D est toujours le mauvais garçon, celui qui est toujours à la limite des bonnes mœurs (son penchant pour les jeunes lycéennes passerait très mal en 2026), aux portes de la corruption. Les scénaristes en jouent sur l’épisode Requiem for a Hairbag (3.08), quand il s’en sert pour coincer l’avocat escroc Wachtel (Jeffrey Tambor). Toujours à l’affut d’une bonne affaire, le Détective sponsorise cette saison le très amusant Vic Hitler (Terry Kiser), un comique qui fait le bonheur du commissariat pendant quelques épisodes avant de révéler un lourd secret lors de sa première représentation.

Neal Washington (Taurean Blaque) est sans doute le détective qui aura le plus souffert sur cette année. Lors d’une mission undercover dans un salon de massage, il tue accidentellement le propriétaire d’une échoppe, qu’il a confondu avec le cambrioleur. Washington a tout fait dans les règles. Il n’a donc rien à se reprocher. Mais ce meurtre revient le hanter à l’occasion de Noël, révélant un besoin profond de se consulter un professionnel. Sur la fin de la saison, Washington fera équipe avec Sal Benedetto et il manquera d’y laisser sa peau. Taurean Blaque reste un parangon de la cool attitude, mais la carapace de son personnage commence aussi à se fissurer.

Carré Bleu

Le quotidien de Hill Street Blues ne serait pas le quotidien Hill Street Blues sans Hill & Renko, au point qu’on en arrive à oublier qu’ils auraient pu disparaître dès le premier épisode. Suite à une petite incartade de l’officier Renko, Furillo le séparera un temps de Hill pour le muter aux contraventions. Mais la situation sera rétablie lorsque ce dernier se jettera dans les flammes d’un immeuble pour sauver héroïquement plusieurs de ses occupants (3.15). Rétabli dans ses fonctions avec une médaille, il peut poursuivre ses rondes avec Hill, nous gratifiant de leurs petites disputes quotidiennes. En cette année, Andrew Renko le célibataire, c’est fini, et les scénaristes le claironnent sur toute la première partie de la saison. Après une relation suivie avec une prostituée (qui lui a été offerte par ses collègues lors de son anniversaire), il s’entiche de la plantureuse Teresa qui met en péril son amitié avec Joe Coffey, autant que l’ambiance du commissariat de Hill Street. Son compère Bobby Hill devra faire face au retour de son père, une figure absente constamment en voyage, il vengera son coéquipier des assauts de Benedetto et sur la fin de la saison, se retrouvera devant un choix difficile dans un contexte politique tendu.

Les temps sont moins romantiques pour l’autre duo de bleus, Lucy Bates & Joe Coffey. Après une saison à jouer la carte du couple en devenir, les coéquipiers n’auront qu’une scène suggestive d’une relation lors de l’épisode de Noël (3.12), alors que Bates est conduite à l’hôpital après avoir été touchée par balle en service. La plus coriace des femmes officiers de Hill Street peine à tenir la route devant Davenport à une audience, mais elle assure sous couverture en chauffeure de bus (3.19). Même en retrait, Betty Thomas reste omniprésente, à l’aise dans tous les registres. Joe Coffey (Ed Marinaro) peine un peu à exister face à elle. Il aura pourtant son heure face à un vétéran du Viet Nam (3.07) dans un épisode qui révèle son passé pendant la guerre, puis lors d’une intrigue fleuve où il est poursuivi par la police des polices après le meurtre d’un détenu noir dans une cellule. Heureusement pour lui, le biker qui l’a dénoncé à tort, un dénommé Sonny Crockett (!), est tout sauf futé.

Le Cas Leo Schnitz

Officier d’accueil détenteur des clés des cellules, Léo Schnitz est de ces personnages d’arrière-plan qui enflent au fil des saisons et qui se font une place tranquillement, sur la durée. Robert Hirschfeld est présent à tous les génériques finaux. Il est de presque toutes les scènes au commissariat, mais il n’a toujours pas son nom au générique. Cette saison 3 de Hill Street Blues a fait monter la côte de sympathie de Léo, si bien que les scénaristes lui ont attribué un arc. Sur le dernier quart de la saison, Léo s’est entiché d’un junkie du nom de Rico, à qui il confie des menus tâches dans le commissariat et qu’il parvient à réhabiliter peu à peu. Hill Street étant ce qu’il est, cette réhabilitation ne sera que temporaire, et le junkie de replonger dans la drogue à son grand regret. Mais Léo a le droit à une belle promotion car c’est bien sur lui que se conclura cette 3ème saison passée à Hill Street dans l’épisode A Hill of Beans diffusé le 12 mai 1983. La fin d’une belle année qui aura vu défiler son lot d’épisodes étranges, de violence, d’intrigues politiques et de drames, et qui aura prouvé que l’évolution des personnages de Hill Street Blues se savoure sur la durée.

5 épisodes à

3-01 Trial By Fury

3-08 Requiem for a Hairbag

3-15 Moon over Uranus : The Sequel

3-19 Eugene’s Comedy Empire strikes back

3-21 Buddy, Can you spare a heart ?

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